Titre: La makhnovchtchina et l’antisémitisme
Sous-titre: précédé de "Aux juifs de tous pays"
Auteur·e: Makhno Nestor
Date: 1927
Source: Consultés le 1 janvier 2017 de fr.wikisource.org
Notes: "Aux juifs de tous pays", avril-mai 1927. "La Makhnovchtchina et l’antisémitisme", novembre-décembre 1927.

Aux juifs de tous les pays

Citoyens juifs ! Dans mon premier "appel aux juifs", publié par le journal français "Le Libertaire", j’ai demandé aux juifs en général, c’est à dire aussi bien aux bourgeois qu’aux socialistes, et même aux anarchistes tels que Yanovsky, qui ont tous parlé de moi comme d’un pogromeur de Juifs et traité d’antisémite le mouvement de libération des paysans et ouvrier ukrainiens que j’ai guidé, de m’indiquer les faits exacts, au lieu de bavarder dans le vide là-dessus : où et quand dans le mouvement précité, avons nous commis de tels actes ?

Je m’attendais à ce que les juifs en général répondent à mon "Appel" de la manière qui convient pour des gens qui désirent révéler la vérité au monde civilisé sur les gredins, responsables des massacres de juifs en Ukraine, on bien encore qu’ils s’efforcent de fonder leurs honteux racontars à mon sujet sur le mouvement makhnoviste sur des faits quelques peu véridiques, puis qu’ils m’en fassent part et les diffusent auprès de l’opinion publique.

Jusqu’ici, je n’ai eu connaissance d’aucun fait de ce genre avancé par les Juifs. Tout ce qui a paru jusau’à présent dans la presse de tout bord, y compris dans certains organes anarchistes juifs, n’a été que le fruit du mensonge le plus éhonté de la vulgarité de certains aventuriers politiques et de leurs stipendiés, tant à mon propos qu’à celui du mouvement insurrectionnel que j’ai guidé. D’ailleurs dans ce mouvement, des unités combattantes révolutionnaires composées de travailleurs juifs ont joué un rôle de premier plan. La lâcheté de ces calomniateurs ne me touche pas, car je l’ai toujours méprisée en tant que telle. Les citoyens juifs peuvent s’en convaincre en constant que j’ai pas dis un seul mot à propos de la pasquinade d’un certain Joseph Kessel, Makhno et sa Juive, roman rédigé à partir de fausses informations sur moi et le mouvement qui m’est lié organisationellement et théoriquement. L’intrigue de cette pasquinade est extraite du texte d’un obséquieux laquais des bolcheviks, un certain colonel Guèraddimenko, jugé d’ailleurs, il y a peu de temps, par les tribunaux tchèques pour espionnage au profit d’une organisation bolchévique.

Ce petit roman s’est également inspiré des articles d’un journal bourgeois, un certain Arbatov, lequel n’a pas craint de m’imputer toutes sortes de violences contre une troupe d’"artistes liliputiens" ! Affaire, bien entendu inventée de toutes pièces.

Dans son roman révoltant de mensonges, le jeune écrivain Kessel s’ingénie à me dépeindre d’une manière si odieuse qu’il lui aurait fallu, au moins que dans les passages où il s’inspire des écrits de Guérasimenko et Arbatov, citer ses sources. Dans la mesure où le mensonge joue un rôle principal dans ce roman et que ses sources sont inconsitantes, ma seule réponse ne pouvait être que le silence.

C’est de manière tout à fait différente que je considère les calomnie qui proviennent d’associations juives, lesquelles veulent donner l’impression à leurs coreligionnaires quelles étudient avec soin les actions indigne et craintes d’injustices accomplies contre la population juive en Ukraine et dont ces associations veulent dénoncer les auteurs.

Il y a peu de temps, l’une des associations, qui a d’ailleurs son siège social dans le royaume bolchevik, à édité un ouvrage illustré de photographies sur les atrocités commises contre la population juive en Ukraine et en Biélo-Russie, cela à partir de matériaux recueillis par le camarade Ostrovsky, ce qui signifie en clair : de source bolchévique. Dans ce document "historique", nulle part il n’est fait mention de pogrom anti-juifs accomplis par la si vantée "Première armée de cavalerie rouge", lorsque venant du Caucase, elle traversa l’Ukraine en mai 1920. En revanche, ce document mentionne un certain nombre de pogroms et publie en rapport des photos d’insurgés makhnovistes, sans que l’on sache ce qu’il viennent y faire, d’une part, et qui, d’autre part, ne représentent même pas des makhnovistes, comme, par exemple celle qui montre des "makhnovistes en déplacement", précédés d’un drapeau noir orné d’une tête de mort ; c’est une photo qui n’a rien à voir avec les pogroms et qui, surtout, ne représente aucunement des makhnovistes.Une falsification encore plus importante, tant contre moi que contre les makhnovistes, apparait dans les photographies représentant les rues de la ville d’Alexandrovsk, prétendument dévastées après un pogrom commis par les makhnovistes, en été 1919. Ce grossier mensonge est impardonnable pur l’association juive responsable de la publication, car il est de notoriété publique en Ukraine qu’à cette époque, l’armée insurrectionnelle makhnoviste se trouvait loin de cette région : elle c’était repliée en Ukraine occidentale. En fait, Alexandrovsk a été sous le contrôle des bolcheviks, de février à juin 1919, puis des dénikiens jusqu’à l’automne.

Par ces documents, la société juive d’obédience bolchévique commet une grande bassesse à mon égard et envers le mouvement makhnoviste : m’ayant pu trouver de documents pour nous accuser - au profit de ses commanditaires - de pogroms anti-juifs, elle a reconnu à la falsification directes de pièces qui n’on aucun rapport ni avec moi ni avec le mouvement insurrectionnel. Son procéder mensonger est encore plus flagrant lorsqu’elle reproduit une photo - "Makhno, un "paisible" citoyen" -, alors qu’en fait il s’agit d’une personne qui m’est complètement inconnue.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai considéré de mon devoir de l’adresser à l’opinion de la communauté juive internationale afin d’attirer son attention sur la lâcheté et le mensonge de certaines association juives, tenues en sous-main par les bolcheviks, m’accusant personnellement, ainsi que le mouvement insurrectionnel que j’ai guidé, de pogrom anti-juifs. L’opinion juive internationale se doit de vérifier attentivement la teneur de ces affirmations infâmes, car présenter de telles absurdités n’est pas la meilleure méthode pour établir, aux yeux de tous, la vérité sur ce qu’a subit la population juive en Ukraine, sans tenir compte déjà que ces mensonges ne servent qu’à déformer totalement l’histoire.

La makhnovchtchina et l’antisémitisme

Depuis près de sept ans, les ennemis du mouvement révolutionnaire makhnoviste se sont tellement déchaînés en mensonges à son égard que l’on peut s’étonner que ces gens n’arrivent pas à en rougir au moins de temps en temps.

Il est assez caractéristique que ces mensonges éhontés dirigés contre moi et les insurgés makhnovistes, en fait contre notre mouvement dans son ensemble, unissent des gens dans camps socio-politiques très différents : on peut y trouver des journalistes de toutes plumes, des écrivains, des érudits et des profanes qui leur emboîtent le pas, des maraudeurs et des spéculateurs, lesquels n’hésitent pas parfois à se présenter en pionniers des idées révolutionnaires d’avant garde. On y rencontre également de prétendus anarchistes, tel Yanovky, du Freie arbeiter stimme. Tous ces gens de toute sorte et de tous poils, ne craignent aucunement d’user de mensonges contre nous, sans même nous connaître ; parfois sans y croire vraiment eux-même. Ces mensonges se complètent d’insinuations, ce qui consiste à crier toujours et partout contre nous, sans tenter d’établir les fondements mêmes de leurs criailleries. En effet, où sont les faits plausibles qui pourraient justifier en quoi que ce soit cette hystérie amorale ? Tous ces impudents mensonges contre nous, les makhnovistes, nous traitant de programmeurs, sans avancer la moindre preuve ni vérifier quoique ce soit, m’on amené, il y a peu de temps, à m’adresser, par l’intermédiaire de la presse libertaire et russe, aux Juifs de tous pays, pour leur demander des explications sur les sources de toutes ces absurdités, afin que soient fournis des faits précis de pogromes, d’encouragements ou d’appels à des pogromes commis ou lancé par le mouvement révolutionnaire des travailleurs ukrainiens que j’ai guidé.

Seul, le club bien connu de Paris, le "Faubourg", a répondu à mon appel aux juifs de tous pays". La direction de ce club a fait savoir par la presse que, lors d’une réunion, le 23 juin 1927, le débat porterait sur la question suivante : "le "général" Makhno a-t-il été l’amis des Juifs ou bien a-t-il participé à des tueries contre eux ? ". Il y était ajouté que le camarade français Lecoin allait y intervenir en tant que défenseur de Makhno.

Il va sans dire que, si tôt que j’ai appris la tenue de cette assemblée du "Faubourg", je me suis immédiatement adressé au président de ce club, Poldès, en lui demandant par lettre que Lecoin soit écarté de cette question et que la possibilité d’intervenir personnellement devant son club me soit donnée. A la suite d’une réponse positive, je me suis donc présenté le 23 juin 1927 devant l’assemblée de ce club.

Cependant, la méthode particulière de mener les débats dans ce club et la question qui me concernait n’étant traitée qu’en fin de réunion ont fait que je n’ai pu intervenir que fort tard, vers onze heures du soir et n’ai pu m’exprimer à fond. Je n’ai pu tout au plus introduire la question en traitait le caractère historique, les sources et voies de l’antisémitisme en Ukraine.

Mes ennemis se serviront peut-être de cette circonstance indépendante de ma volonté et surtout du fait que je sois ici pieds et poings liés. En effet, selon les lois policières françaises, il m’est interdit de communiquer avec mes camarades d’idées français ; par conséquent, il nemlm’est pas possible d’organiser moi-même une réunion publique pour m’expliquer à propos de ces calomnies. D’ailleurs, certains ont encore impudemment menti en parlant d’un "procès" qu’on aurait organisé à Paris. Nouvelles mensongère qui a été reprise par mes ennemis, les défenseurs hypocrite du droit et de l’indépendance du peuple juif, lequel a pourtant tellement souffert au cours de ces dernières trentes années en Russie et en Ukraine.

La réalité peut-elle correspondre en quoi que ce soit à ces mensonges ? Tout les travailleurs juifs d’Ukraine, ainsi que tous les autres travailleurs ukrainiens savent bien que le mouvement que j’ai guidé durant des années était un mouvement authentique de travailleurs révolutionnaires. Le mouvement,’a nullement cherché à séparer, sur des bases raciales, l’organisation pratique des travailleurs trompés, exploités et opprimés. Bien au contraire, il a voulu les unir en une toute puissance révolutionnaire, capable d’agir contre leur oppresseurs, en particulier contre les dénikiens profondément pénétrés d’antisémitisme. Le mouvement ne s’est jamais occupé d’accomplir des pogromes contre les Juifs et ne les a jamais encouragés. En outre, il y a de nombreux travailleurs juifs au sein de l’avant garde du mouvement révolutionnaire d’Ukraine (makhnoviste). Par exemple, le régiment d’infanterie de Gouliaï-Polié comprenait une compagnie exclusivement composée de deux cents travailleurs juifs. Il y a aussi eu une batterie de quatre pièces d’artillerie dont les servants et l’unité de protection, commandant compris étaient tous juifs. Il y a eu également de nombreux travailleurs juifs dans le mouvement makhnoviste qui, pour des raisons personnelles, préférèrent se fondre dans les unités combattantes révolutionnaires mixtes. Ce furent tous des combattants libres, engagés volontaires qui ont lutté honnêtement pour l’œuvre commune des travailleurs. Ces combattants anonymes possédaient leurs représentants au sein des organes économique de ravitaillement de toute l’armée. Tout cela peut être vérifié dans la région de Gouliaï-Polié parmi les colonies et les villages juifs.

Tous ces travailleurs juifs insurgés se sont trouvés sous mon commandement durant une longue période, non pas quelques jours ou mois, mais durant des années entières. Ce sont tous des témoins de la façon dont moi, l’État-major et l’armée entière, nous nous sommes portés à l’égard de l’antisémitisme et des pogromes qu’il inspirait.

Toute tentatives de pogromes ou de pillage fut, chez nous étouffée dans l ’oeuf. Ceux qui se rendirent coupables de tels actes furent toujours fusillés sur les lieux de leurs forfaits. Il en fut ainsi, par exemple, en mai 1919, lorsque les insurgés paysans de Novo-Ouspénovka, ayant quitté le front pour se reposer à l’arrière, découvrirent à proximité d’une colonie juive deux cadavres décomposés, puis les ayant pris pour des insurgés assassinés par les membres de cette colonie juive, s’en prirent à elle et tuèrent une trentaine de ses habitants. Le jour même, mon État-major envoya une commission d’enquête dans cette colonie. Elle découvrit les traces de auteurs de la tuerie. J’envoyai immédiatement un détachement spécial dans ce village pur les arrêter. Les responsables de cette attaque contre la colonie juive, à savoir six personnes dont le commissaire bolchevik de district, furent tous fusillés le 13 mai 1919.

Il fut de même en juillet 1919, lorsque je me retrouvais pris entre deux feux par Dénikine et Trotsky - lequel prophétisait à ce moment dans son parti qu’il valait mieux livrer toute l’Ukraine à Dénikine que de donner la possibilité à la Makhnovstshina de se développer" - et qu’il me fallut passer sur la rive droite du Dniepr. Je rencontrai alors le fameux Grigoriev, ataman de la région de Kherson. Induit en erreur par les bruits stupides qui circulaient sur moi et le mouvement insurrectionnel, Grigoriev voulut conclure une alliance avec moi et mon État-major, en vue de mener une lutte contre Dénikine et le Bolcheviks.

Les pourparlers commencèrent sous condition de ma part l’ataman Grigoriev fournisse, dans un délai de deux semaines, à mon État-Major et au soviet de l’armée insurrectionnelle révolutionnaire d’Ukraine makhnoviste), des documents prouvant que tous les bruits qui couraient sur les pogromes commis par lui à deux ou trous reprise par lui à Elisabethgrad étaient dénués de tout fondement, étant donné que, faute de temps, je ne pouvais en vérifier moi-même la véracité.

Cette condition fit méditer Grigoriev puis, en militaire et bon stratège, il donna tout de même son accord. Pour me prouver qu’en aucun cas il ne pouvait être pogromeur, il se recommanda de la présence auprès de lui d’un représentant ukrainien du parti Socialiste Révolutionnaire. Ensuite, tout en m’accusant d’avoir lancé un "appel" contre lui, au nom de mon État-major, où il avait été dénoncé comme ennemi de la révolution, pour démontrer sa bonne foi, Grigoriev me présenta plusieurs représentants politiques qui se trouvaient auprès de lui : Nicolas Kopornitsky, du parti socialiste Revolutionnaire ukrainien.

Cela se passait au moment où je me trouvait dans les parages d’Elisabethgrad avec mon principal détachement de combat. J’estimais de mon devoir de révolutionnaire de profiter de cette circonstance pour élucider moi-même ce que l’ataman Grigoriev avait bien pu commettre lorqu’il avait occupé cette ville. Simultanément, des agents dénikiens interceptés m’apprirent que Grigoriev préparait à l’insu des travailleurs de Kherson, la coordination de ses mouvements avec l’État-major dénikien, en vue de cette lutte commune contre les bolcheviks.

J’appris des habitants d’Elisabethgrad et des villages avoisinants, ainsi que de partisans des unités de Grigoriev, qu’à chaque fois qu’il avait occupé la ville, des juifs y avianet été massacrés. En sa présence et, sur mon ordre, ses partisants avaient assasiné près de deux milles Juifs, dans la fleur de la jeunesse juive : de nombreux membres de jeunesses anarchistes bolchéviques et socialistes. Certains d’entre eux avaient même été extraits de prisons pour être abattus.

Apprenant tout cela, je déclarai immédiatement Grigoriev, l’ataman de Kherson - Socialiste révolutionnaire entre guillemets - agent de Dénikine et pogromeur public, directement responsable des actes de ses partisan contre les Juifs.

Lors du meeting de Sentovo, le 27 juillet, Grigoriev fut présenté comme tel et exécuté sur place aux yeux de tous. Cette exécution et ses motifs ont été consigné comme suit : "Le pogromeur Grigoriev a été exécuté par les responsables makhnovistes : Batko Makhno, Sémion Karétnik et Alexis Tchoubenko. Le mouvement makhnoviste prend entièrement sur lui la responsabilité de cet acte devant l’histoire." Ce protocole a été cosigné par les membres del’armée insurrectionnelle et les représentant du parti Socialiste révolutionnaire, dont Nicolas Kopornitsky (remarque : les sociaux-démocrates Seliansky et Kolioujny avaient complètement disparu à la suite de l’exécution de Grigoriev).

C’est ainsi que je me suis toujours comporté envers ceux qui avaient commis des pogromes ou qui étaient en train d’en préparer. Les pillards ne furent pas épargnés non plus, que ce soit au sein de l’armée insurrectionnelle ou en dehors. C’est ce qui se produisit, par exemple, lorsqu’en août 1920 deux détachement de tendance chauvine Pétliouriste, sous le commandement Levtchenko et Matianycha, se retrouvant encerclés par nos unités, nous envoyérent des emissaires pour nous proposer de se fondre dans notre armée. L’État-major et moi les reçûmes et acceptâmes leur jonction ; cependant, dès que nous nous aperçûmes que les éléments chauvins de ces détachements s’occupaient de pillages et professaient l’antisémitisme, nous les fusillâmes aussitôt, au village d’Averski, dans la province de Poltava. Quelques jours plus tard, leur commandant Matianycha fut également fusillé pour avoir eu un comportement provocateur dans la ville de Zinkov (province de Poltava). Son détachement fut désarmé et la majorité de ses membres renvoyés dans leurs foyers.

En décembre 1920, le même phénomène se renouvela avec des soldats de l’Armée Rouge, lorsque nous soutînmes avec succès les attaques de la cavalerie de Boudienny et défîmes complètement la XIéme division de son armée, auprès du village de Pétrovo, dans le district d’Alexandrovsk, puis la XIVéme division de cavalerie, en faisant prisonnier, cette foi, tout son commandement et son État-major. De nombreux prisonniers de la XIème division exprimèrent le désir de se joindre à l’armée insurrectionnelle pour combattre les commissaires politiques autocrates, comme ils les appelaient. En traversant la région de Kherson, le village de Dobrovelitchka, dont plus de la moitié de la population était juive, certains cavaliers ex-boudiennistes ou pétliouriens, ayant connaissances au sien de leurs anciennes unités des rumeurs sur l’hostilité des makhnovistes envers les "youpins", se mirent à piller les maisons des Juifs de ce village. Dès que cela fut remarqué par des makhnovistes expérimentés, ils furent tous saisis et fusillés sur place.

C’est ainsi que la Makhnovstshina, durant toute son existence, observa une attitude intransigeante à l’égard de l’antisémitisme et des pogromeurs ; cela parcequ’elle était un mouvement authentiquement laborieux et révolutionnaire en Ukraine.